Dimanche 1 juin 2008
La Franche-Comté pratiquait encore de façon courante son propre langage
véhiculaire, le Franc-Comtois, voici une quarantaine d'années. S'il a tendance à se perdre, le patois comtois conserve d'ardents défenseurs, qui sont réunis en association.Chaque année, ils se retrouvent dans une commune différente du Territoire-de-Belfort. Le dimanche 1er juin, c'était à Lepuix-Neuf, dans le Sud-Territoire. Messe, apéritif, banquet, histoires drôles et chants en patois étaient au programme. Des patoisants du Doubs et de la Haute-Saône étaient également de la partie. Pas seulement d'ailleurs, car tous les ans, un groupe de la Fédération des patoisants du Canton de Jura (Suisse) les rejoint. Car le Franc-Comtois est également parlé du côté d'Alle et de Porrentruy. Et peut-être y est-il encore plus vivace que chez nous. Toujours est-il que ces Suisses sont de joyeux convives, de grands bavards et d'excellents chanteurs.

La Chorale de l'Amitié de Chavannes-sur-l'Etang (Haut-Rhin) assurait la partie artistique, avec un répertoire pour moitié de chansons populaires, mais aussi pour l'autre, de chants traditionnels en patois. La Chorale de l'Amitié est une des rares formations d'Alsace qui chante en Comtois. Autant dire que le succès était assuré.
Au programme :
- L'important c'est la Rose, de G. Bécaud
- L'âne croqué et troqué (patois de Pont-de-Roide)
- L'virlitout (musique de Lagarce, paroles de Resener)
- Les Corons, de P. Bachelet
- Sur la Place, de J. Brel
- Lai mairtche des ailouattes di Tchézâ
(musique de L. Hodapp, paroles de René Pierre)
- Le piaîji d'être e tâle (pairôles d'Ugéne, musique
de F. Monnin)- Comme tout le monde (arrangement de L. Hodapp)
Chorale de l'Amitié



